ColdplayFrance vous propose une traduction de l’interview donné à Black Dog Films de Ben Mor, réalisateur du clip Hymn For The Weekend…

Qu’est-ce que ça fait de collaborer avec Chris Martin et Coldplay?

Collaborer avec Chris et les gars était un vrai plaisir. Dès qu’ils ont senti que j’avais une vision pour la vidéo ils m’ont engagé et fait confiance sur tout ce que je faisais. Honnêtement, toute l’équipe de Coldplay sont les gens les plus sympas et équilibrés que j’ai jamais rencontrés

Quelle sorte d’équipe as-tu amené avec toi en Inde pour filmer ça?

J’ai pris mon cinématographe, ainsi qu’un opérateur d’unité B et mon producteur. Tous les autres étaient des locaux.

Qu’espères-tu que les gens vont ressentir en regardant la vidéo?

HFTW est une chanson si exubérante et pleine de vie et je voulais que les visuels complètent et renforcent cette idée. Et en même temps je voulais attiser l’imagination et la curiosité des gens à la vision d’une infime partie de ce que l’Inde a à offrir.

Tu as dit que c’était ton rêve de tourner en Inde. Qu’as-tu ressenti lorsque ce rêve est devenu réalité?

Si tu travailles dans un domaine visuel tu dois être touché par l’Inde. C’est dur de prendre une mauvaise image là-bas. La quantité de stimulus sensoriels que tu vis dans un endroit comme Mumbai est incroyable! Maintenant que j’ai eu le plaisir de filmer là-bas, tout ce à quoi je peux penser c’est d’y retourner pour en faire plus!

Tu as ajouté beaucoup de surréalisme dans la vidéo. Peux-tu nous parler de quelques-uns des effets utilisés dans la vidéo et ce qu’ils représentent pour toi?

Quand tu jettes un regard plus attentif sur l’Inde, le surréalisme et le psyché viennent immédiatement à l’esprit, ou du moins au mien! J’ai décidé d’utiliser les effets spéciaux de sorte d’accentuer ce qui était déjà présent. Essayant presque de rendre le surréel réel.

Comment as-tu rencontré/filmé le projectionniste et les enfants jouant au bord de l’eau?

On a trouvé cet incroyable cinéma de 1920 au coeur de Mumbai. Le jour du tournage, le gars qui avait la tâche d’allumer les lumières pour nous s’est avéré être l’éternel projectionniste de ce même cinéma. Il nous a dit qu’il travaillait dans ce cinéma depuis plus de 30 ans! On lui a demandé de nous montrer comment il allume ce vieux projecteur Arclight et nous l’avons regardé avec étonnement quand il avait ce truc prêt à partir et le film chargé en quelques secondes! Pareil avec les enfants nageurs, on est allé tourner une scène dans un magnifique endroit appellé Banganga Tank, qui est une gigantesque piscine rectangulaire entourée de marches sur chaque côté. Alors qu’on filmait une scène complètement différente, ces jeunes enfants locaux courraient tout autour et sautaient dans l’eau. On a finalement abandonné notre scène « prévue » et avons commencé à filmer les enfants qui vivaient le plus beau jour de leur vie.

Tu as transformé Beyoncé en actrice Bollywoodienne pour la vidéo. Est-ce que filmer ça ressemblait à capturer quelque chose d’iconique?

J’avais communiqué à Beyoncé et son équipe l’ambiance et la direction qu’on visait et une fois que je suis entré dans son dressing avant le tournage et que j’ai vu l’incroyable garde-robe qui ils y avaient mis, j’étais choqué! Je savais qu’on n’aurait besoin que de 2 looks et il y avait assez pour faire 20 looks! Inutile de préciser que quand elle est sortie de son dressing avec son choix final j’ai immédiatement pris conscience qu’on filmait quelque chose de spécial.

Enfin, quels espoirs as-tu concernant l’acceuil que va recevoir cette vidéo à Mumbai, Delhi et les autres endroits où vous avez tourné?

J’espère sincèrement que notre amour et notre respect pour la culture et le peuple indien ressortent de manière forte et claire dans cette vidéo. Et qu’ils se sentent fiers d’avoir inspiré une des plus grandes pop-star de la planète.