Coldplay est monté sur la scène du Superbowl, pour une, si ce n’est la plus grande, soirée de leur carrière. Un 7 février 2016 que nous n’oublierons jamais

Il est 2h30 heure française, 17h30 le long de la côte Pacifique . Le premier grand tube de Coldplay résonne dans la fosse du Levi’s Stadium de Santa Clara, en Californie. Gwyneth Paltrow, Moses, le fils de Chris et le père du chanteur sont présents. Arrive donc Yellow, mais seulement l’intro vocale. Chris apparait dans la foule, qui se dirige vers le centre du terrain, où est située la scène. Puis vient ce qui est la légende du groupe, cette chanson que l’on n’oublie pas, Viva La Vida, sur laquelle le groupe joue sur une scène lumineuse, qui dégage une électricité. La cloche est rangée, laissant place à Paradise, où le piano est laissé en faveur du show. Show de douze minutes qui continue avec Adventure Of A Lifetime. Les chansons sont justement coupées, gardant un rythme mais une concordance à forcer le respect.

« Believe in love »

Les deux autres invités de la soirée font leur apparition. Bruno Mars et ses danseurs pour interpréter Uptown Funk. Les caméras s’envolent ensuite de l’autre côté du terrain, où Beyonce est accompagnée, elle aussi, de ses danseuses, pour jouer son nouveau single, « Formation ». Les deux stars rejoignent la scène de Coldplay, avant de laisser Chris Martin dans un solo de piano. Celui de Clocks, avec des images des anciens shows du Superbowl. Magnifique, un véritable hommage aux artistes passés sur cette scène mythique. Nos oreilles entendent alors un riff célèbre, Fix You. Mais en plus de chanter le refrain, Chris pose la voix sur ce rythme de plusieurs chansons, comme « Beautiful Day » de U2, exceptionnel. Et c’est sur ses mêmes notes que le trio Chris, Beyonce et Bruno Mars termine ce show sur le refrain de Up&Up. Mais de ce concert, nous retiendrons cette image de fin, le tifo dans la tribune avec marqué « Believe in love ».

Du Coldplay pur

Pas de démesure, de la simplicité. Le groupe s’est complètement détaché de la prestation, fantastique, de Katy Perry l’an passé. Coldplay est resté encré dans ces valeurs, l’humilité, au profit de la musique. Pas de tenues excentriques ou de décors superficiels, le quatuor londonien est apparu dans ses tuniques de l’ère A Head Full Of Dreams. Surtout, avec l’apparition importante, de Beyonce et Bruno Mars, Coldplay s’est refusé à être la seule star de la soirée, un peu à l’image de leur album. Une chose est sûre, les chorégraphies ont toutes été travaillées, répétées, et le résultat est agréable pour les yeux. Coldplay a réussi sa soirée, celle de l’apothéose d’une carrière, car le Superbowl, c’est le rêve de tout artiste international. Coldplay l’a fait à son image. Elle leur va tellement bien.