Plusieurs mois de préparation et le grand jour arrive. Bien plus qu’une fête nationale, pour certains coldplayers ce 14 juillet 2017 représente une rencontre entre fans. Entre l’arrivée à Paris, les derniers préparatifs et le récit de l’après-midi au Petit Palais, découvrez cette journée grâce à la chronique de Benji.

Vendredi 14 juillet, 8 heures 30. Le début d’une journée pas comme les autres. Celle d’une rencontre organisée depuis des semaines, pour ne pas dire des mois. Depuis octobre 2016 nous savons que cette date ne sera pas uniquement celle de la fête nationale et du feu d’artifice. D’après les deux sondages réalisés sur le groupe Facebook nous attendons entre 30 et 50 personnes. Large fourchette surtout qu’à peine un tiers du groupe a répondu à nos posts. Les estimations les plus optimistes montent à 70 voire 80 personnes. Depuis le début, nous savons qu’au-delà de 50 fans présents la gestion sera complexe. Par sécurité, près de 100 bracelets avaient été préparés, sans compter ceux encore vierges de noms. Le tout rangé dans cette pochette « Stade de France 2017 », coincée entre deux porte blocs dans un sac.

Un petit déjeuner costaud est avalé, au vu du programme de la journée. Avec Amélie, la personne rencontrée sur le groupe et qui est entrée dans ma vie, nous partons vers 10h30 afin d’arriver à Paris une heure et demi plus tard. Nous avons donc largement le temps de manger et nous préparer. Idéal pour vérifier une dernière fois si tout est prêt. Mais ces deux heures tournent lentement, très lentement. L’envie d’y être est trop forte. Je paierais cher pour avancer de quelques heures dans le temps. Mais le groupe est animé par des posts et des photos de fans montrant leur départ pour Paris. Leur envie fait plaisir. Mais cette sensation d’y être est particulière.

Le grand départ

Arrive, enfin, le moment de partir. Enfiler les chaussures, embarquer les sacs et les valises pour descendre à la gare. Aucun nuage dans le ciel. « Au moins on est tranquilles, on a aucune raison d’annuler », dis-je à la personne à mes côtés. Après l’achat de son billet pour la journée nous nous dirigeons vers le quai. Le train arrive une dizaine de minutes plus tard. Il est 10 heures 37 et nous voici partis pour la Gare de Lyon. Une heure de trajet et nous sommes arrivés à la capitale. Direction Châtelet, quartier de l’appartement réservé avec Julien, Céline et Fiona. Amélie ne peut récupérer le sien qu’à 15 heures. Elle nous accompagnera donc quelques minutes avant de nous laisser. Surtout que la propriétaire de l’appartement ne sera pas présente. Nous empruntons la ligne 1 du métro, plus sympathique bien que moins rapide que la 14. Mais nous avons largement le temps.

Descendus de la rame, nous marchons dans les quelques couloirs qui nous amènent rue de Rivoli. En ce 14 juillet, le secteur est totalement piétonnisé. Seules quelques voitures de police parviennent à se faufiler entre les passants. Nous croisons quelques militaires qui reviennent du défilé. Je reçois un message de Julien. La personne chargée d’apporter un lot pour la tombola de la rencontre l’a oublié. Il s’agit d’un autographe de Jonny Buckland. Autre petit stress, le métro. L’ensemble des stations le long des Champs-Élysées sont fermées. En cause, les cérémonies du 14 juillet. Rien pourtant n’indiquait la veille qu’elles seraient interdites au public l’après-midi. Quelques personnes du groupe sont d’ailleurs sur la « plus belle avenue du monde », et n’en bougeront pas jusqu’à la rencontre.

En route vers Châtelet

Julien et Céline n’arrivant que sur les coups de 14 heures à Châtelet, nous décidons de faire les courses pour le lendemain jour de concert. Direction une supérette d’une grande enseigne à quelques pas de notre logement. L’avantage de connaître et d’avoir repéré le quartier. En quelques minutes nous remplissons les paniers, qui commencent à peser lourd. Notamment en bouteilles d’eau. Nous entassons près de 5 litres à nous deux. Nous nous demandons même si ce sera suffisant. Après avoir acheté de quoi manger dans la file d’attente future, nous quittons le lieu et nous nous posons quelques mètres plus loin. Pendant plus d’une heure nous grignotons de quoi tenir l’après-midi et nous discutons, de la rencontre, du concert, de la communauté, de Paris…

Peu avant 14 heures nous nous asseyons sur un banc face à l’appartement. Sarah nous envoie un selfie de la petite troupe partie chercher les pancartes de jeux préparées 48 heures avant. Pierre-Jean, une de ses amies, mais aussi Thomas et Mickaël arrivent à Paris. Tout comme Julien et Céline quelques minutes plus tard. Une fois les présentations faites, nous entrons dans l’immeuble. Marie, la personne qui nous loue l’appartement, nous avait envoyé les indications pour accéder à l’appartement. Après avoir galéré quelques instants pour trouver la clé, nous nous présentons face à l’escalier. Quatre étages à monter avec les valises. Nous pensons déjà au lendemain soir avec la fatigue du concert, « il va nous achever l’escalier après le concert », nous dit Céline. Elle n’a certainement pas tort.

Au quatrième, au dessus de la sonnette, nous voyons un papier avec inscrit dessus « Marie », c’est donc ici. Nous trouvons un appartement conforme aux photos, sympathique, convivial mais surtout propre. « Il fait plus petit que sur les photos ! » lance Julien. En quelques minutes nous posons nos affaires et prenons nos quartiers. Les fenêtres ne donnent pas sur la rue. Nous ne serons pas réveillés par les bruits de passage. Avantage quand nous évaluons le peu d’heures de sommeil qui nous attendent. Julien prépare les badges. Il me demande le nombre de pin’s dont nous avons besoin pour les lots des jeux. Puis Fiona m’appelle pour me dire qu’elle est « en bas de la l’immeuble ». Prise des clés et c’est parti pour dévaler les quatre étages. À peine le temps d’ouvrir la porte de l’immeuble que nous voici à faire le chemin dans l’autre sens. Amélie nous quitte pour récupérer le sésame de son appartement. Fiona aussi remarque la longueur de la montée. En haut, je constate que deux des pancartes des ateliers ont disparues. Je file donc à la superette où j’avais du les laisser à la caisse. En effet une salariée me les rend gentiment, elle qui les avaient laissées de côté.


En remontant la rue en direction du pont Alexandre III Julien nous lance à Pierre-Jean et moi-même un « on retourne voir Guy ? ». Les souvenirs de notre rencontre avec le bassiste de Coldplay au Tour Auto remontent.


Neuf dans un appart

Dès son arrivée, elle me donne le t-shirt équipe que j’enfile de suite. Pendant qu’elle discute avec Julien et Céline je prépare la nourriture pour le concert. En regardant Twitter, je vois que la station Champs-Élysées Clémenceau est rouverte. Réflexe : le post sur le groupe Facebook pour prévenir les fans. Puis Sarah m’appelle pour me prévenir que la troupe est en bas de l’immeuble. Je leur ouvre la porte depuis l’interphone de notre appartement pour éviter un aller-retour supplémentaire. Nous nous retrouvons alors à neuf à l’intérieur. Sorte de bureau improvisé dans lequel nous testons les appareils qui serviront pour les photos et les vidéos. Mais il manque un appareil pour filmer et photographier les jeux. L’appareil principal servant aux interviews des fans. Mais tout est prêt et nous quittons l’appartement vers 15 heures. À la question « qui perd le moins de chose ? » c’est Céline qui gagne. La clé du logement lui est donc confiée.

Nous partons ensuite dans une autre supérette du quartier face au centre Georges Pompidou. Céline et Julien doivent faire quelques courses. Pendant ce temps nous patientons avec le reste de l’équipe et nos pancartes. Quelques passants nous regardent l’air interloqués, s’interrogeant certainement sur ce que nous faisons avec de grands morceaux de cartons dans les rues de Paris. Puis nous avançons vers le métro en passant par le forum des Halles. Quatre niveaux en dessous de la lumière du soleil nous terminons sur le quai de la ligne 1. Cinq stations plus loin nous débarquons à Champs-Élysées Clémenceau. Au devant de la bande je sors presque les yeux fermés de la station. Nous voici donc dos au Grand Palais. En remontant la rue en direction du pont Alexandre III Julien nous lance à Pierre-Jean et moi-même un « on retourne voir Guy ? ». Les souvenirs de notre rencontre avec le bassiste de Coldplay au Tour Auto remontent. « C’était donc là ? », demande Fiona. « Oui, t’as vu ça a de la gueule ! »

Nous voici enfin sur le lieu de la rencontre, tous ensemble. Nous posons les affaires près d’un banc. La première chose qui m’interpelle est le peu de personnes présentes pour un 14 juillet. Au moins nous serons au calme. Deux fans sont déjà présents. Tranquillement nous démarrons le briefing de l’équipe. D’autres fans arrivent au compte-goutte et assistent à cette partie que nous pourrions qualifier de backstage. Distribution des feuilles, des pancartes, explication des rotations, en quelques minutes tout le monde sait ce qu’il a à faire. Pendant ce temps, Julien distribue les badges cadeau des jeux aux fans. Nous commençons à discuter avec les personnes présentes, pour apprendre à les connaître. C’est un véritable plaisir de briser la barrière d’internet. Dans ce genre de moments nous nous rendons compte que rien ne remplacera le lien humain. Nous sentons les fans heureux de nous rencontrer et d’échanger avec nous. Au loin, j’aperçois Mickaël et Thomas, le petit-ami de Sarah, qui règlent les plans et la lumière pour les interviews. Julien m’apprend alors que l’autographe de Jonny Buckland sera présent très en retard dans le lot de la tombola, qui aura donc une sacrée gueule.

Petit problème, après 16 heures 30, seules une douzaine de personnes sont présentes sur le site. Pas suffisant pour constituer dix équipes, des duos. Nous continuons donc à discuter pendant que je lance un post sur Facebook. Les commentaires indiquent que plusieurs personnes arriveront peu avant 17 heures. Impression confirmée car après un énième comptage de présents, ce sont 22 fans qui peuvent participer aux jeux. Avec près de 45 minutes de retard nous pouvons démarrer le programme. Nous réunissons les fans face à nous, membres d’équipe et animateurs d’ateliers. Pendant quelques minutes nous présentons la journée. Jeux, ateliers photos et vidéos pour le webdocumentaire, écoute de Kaleidoscope EP, tirage au sort de la tombola et le feu d’artifice en fin de soirée. Chaque membre de l’équipe se présente aussi, afin que chaque fan puisse connaître chaque maillon de ColdplayFrance, en tout cas des présents.

Des jeux pour tous les profils

Une fois le speech terminé nous faisons la distribution des bracelets et des fiches navettes. Après chaque jeu, les équipes doivent noter le nombre de points remportés. Le total permettra d’établir un classement et une série de lots seront distribués pour chaque participant suivant ce dernier. Les équipes sont constituées le plus aléatoirement possible afin de permettre aux personnes de se connaître et de discuter. Puis chaque animateur de jeu prend sa pancarte et se met en position. Julien au Schmilblic, Fiona au Scrabble, Pierre-Jean au N’oubliez pas les paroles, Mickaël et Thomas à l’atelier vidéo, Sarah toute proche à l’atelier photo, et moi au Blindtest. Les équipes se repèrent ensuite et se déplacent vers leur atelier en fonction des rotations écrites sur une fiche. Avec Julien nous décidons de partir sur des rotations de 20 minutes. Tout au long de l’après-midi des fans arriveront. Des visages connus que nous rajouterons à des duos qui deviendront au fur et à mesure des trios.

Le jeu de Julien, le Schmilblic, consiste à deviner quelque chose en lien avec Coldplay, une chanson, un lieu, une personne, un objet… Pour deviner, il faut poser des questions et faire tourner les neurones. Le Scrabble de Fiona permet aux personnes de reconnaître des titres de chansons après avoir mélangé les lettres. L’équipe la plus rapide gagne la manche. Pierre-Jean propose un remake du jeu de Nagui. En équipe, les fans doivent chanter sur les versions instrumentales des chansons. De mon côté je fais reconnaître des chansons de Coldplay, des plus connues aux faces B de singles. Une mixité de jeux qui permet à chacun de faire parler leur talent. Pendant plus d’une heure nous sentons que les fans prennent beaucoup de plaisir à participer à nos ateliers. Sur une rotation où je termine légèrement en avance je file voir Sarah, Mickaël et Thomas à leur atelier photos et vidéos. « Ça marche pas mal on est contents. Les gens parlent bien c’est cool » me dit Sarah.

Le jeu le plus bruyant reste le N’oubliez pas les paroles. Les fans sont heureux de chanter sur des chansons du groupe comme Viva La Vida, Something Just Like This, Yellow ou Swallowed in the Sea. Il en faut pour tous les goûts et toutes les époques. Même deux vigiles, visiblement en repos, allongés sur la pelouse, regardent attentivement nos jeux. Des passants aussi jettent un coup d’œil curieux. Mais nous ne gênons personne et c’est bien là l’essentiel. Malgré la proximité avec les Champs-Élysées nous ne nous sentons à aucun moment en danger. Des dizaines de barrières et des policiers protègent l’avenue.


L’emplacement près du pont nous offre une vue dégagée sur la Tour Eiffel qui nous accueille toute scintillante. Il est 22 heures. « On peut attendre une heure, demain ça sera encore plus long ».


Request surprise

Après cette grosse heure de jeu, nous réunissons les fans pour l’écoute de Kaleidoscope EP. Plus de vingt minutes de repos après des activités ludiques. Je transmets au groupe mon carnet de notes de Wembley et du Stade de France. Au dos se trouve le « Livre d’or de ColdplayFrance ». Ceux qui le souhaitent laissent des petits mots pour l’équipe. Puis Julien m’appelle pour la répartition des badges pendant l’écoute de Miracles (Someone Special). « Elle est pas dégueulasse cette chanson », lui dis-je. À une trentaine de mètres de la troupe nous répartissons les badges. Les trois meilleures équipes repartent avec des pin’s à partager, des bracelets jokko de la tournée de Viva La Vida et des parties de livrets d’albums. Les autres équipes se partageront les badges personnalisés restants, deux par personne. Comme ça, tout le monde sera récompensé.

À la fin de Kaleidoscope nous procédons donc à la distribution des lots des équipes, de la dernière équipe à la première. Puis vient l’heure du tirage au sort de la tombola. Fiona me demande de voir l’autographe de Jonny. Vu que le lot est encore secret, on file se cacher derrière un buisson. Encadré proprement avec un confetti dessus, on a du mal à y croire. Pendant ce temps, Sarah récupère les noms des derniers participants qui ne s’étaient pas inscrits. Puis son frère, Mickaël, est la main innocente qui procède au tirage au sort directement dans l’enveloppe. Catherine repart donc avec l’autographe de Jonny Buckland, les CD et DVD des Lives 2003 et 2012, des confettis de Wembley, des stickers ainsi qu’un xyloband. Puis nous nous regroupons pour la photo de famille. Trois Love flag et un drapeau français devant cette bande d’une quarantaine de personnes. La fameuse photo que nous attendions depuis des semaines est enfin prise. Puis Pierre-Jean propose une idée que personne n’avait eu jusqu’à maintenant : « on fait une request ? ». La request, cette chanson demandée par les fans via Instagram que le groupe interprète sur la scène acoustique, ou C-stage. Nous nous mettons d’accord en moins d’une minute sur la chanson : Swallowed In The Sea. Tout le monde se regroupe et en quatre prises la vidéo est faite. Nous savons que nous n’avons aucune chance d’être choisis. Mais nous espérons que le groupe apercevra et appréciera ce geste.

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Foule et odeurs sur le pont Alexandre III

Enfin, vient l’heure de manger tous ensemble. Le plan de départ était de se rendre dans une supérette à 10 minutes du Petit Palais. Mais Stéphanie, une personne non membre de l’équipe, propose de manger au Five Guys des Champs-Élysées, « à quelques minutes d’ici, c’est pas loin ». Après avoir sondé rapidement ceux qui restent au feu d’artifice, nous nous mettons d’accord sur ce lieu. Sur la route, j’ai enfin du temps pour discuter avec les fans et rigoler avec eux. De quoi évoquer bien entendu le concert du lendemain, le seul que je vais voir, et notamment le placement idéal dans la fosse. Puis nous arrivons dans la queue du fast food. Mais suite à quelques discussions nous devons nous séparer en quelques groupes. Nous décidons au départ de retourner sur le site, avant de les attendre dehors. Puis les circonstances et les quelques places disponibles dehors font que nous terminons sur une table en extérieur. Je me retrouve avec Gwenn, son mari, Julie ou encore Fiona. Sarah, n’assistant pas au feu, m’envoie alors un message : une des cartes SD semble avoir été perdue. Après plus de vingt minutes de recherche celle-ci fut retrouvée sans encombre.

Nous retournons peu après 21 heures 30 vers les deux Palais parisiens en direction du Pont Alexandre III pour le feu d’artifice du 14 juillet. Le thème de cette année : la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. Notre arrivée est bien entendu marquée par la foule qui s’agglutine le long du pont, mais aussi par les odeurs de viande grillée que quelques vendeurs proposent aux passants. Nous commençons à descendre le trottoir au dessus du port des Champs-Élysées et nous nous arrêtons une dizaine de mètres en contrebas du pont. Peu de monde encore. L’emplacement nous offre une vue dégagée sur la Tour Eiffel qui nous accueille toute scintillante. Il est 22 heures. « On peut attendre une heure, demain ça sera encore plus long » lance Yoann.

Ciel illuminé

Pendant cette heure d’attente nous discutons beaucoup de l’évolution de Coldplay. Un groupe qui a su se réinventer et ne pas tomber dans le même type de composition au fil des années et des albums. « Au moins on ne s’ennuie jamais avec eux et c’est ça qui est cool et qui fait qu’on les suit. Quand Viva la Vida est sorti, presque personne ne l’aimait. Mais aujourd’hui c’est un album apprécié » nous dit Julien. Nous en auront la preuve demain. Coldplay a cette qualité de réussir à réarranger les chansons lors de chaque tournée de manière à ce qu’elles rentrent parfaitement dans le spectacle. Je prends aussi le temps de faire quelques photos des Invalides avec le pont Alexandre III au premier plan. De nuit, une première et un vrai plaisir, surtout que la Tour Eiffel se pare des couleurs tricolores, le feu d’artifice approche !

Puis à 23 heures les premiers artifices volent dans le ciel de Paris. Pendant une demi-heure, de magnifiques scènes illuminent nos yeux. Nous n’aurons malheureusement pas la chance d’entendre la musique qui accompagne le feu d’artifice. Mais l’essentiel n’est pas là. Émerveillés par le spectacle, comme une petite répétition de ce qui nous attend au Stade de France, certains, comme moi, ont donc assisté à leur premier feu d’artifice parisien. Émerveillés par cette féérie de couleurs, le dernier décor et ses ultimes artifices ponctuent l’événement. La Tour Eiffel redevient paisible. Puis nous vérifions que le groupe est encore au complet et réfléchissons au retour, pensant que le métro est noir de monde. Quarante minutes pour retourner à Châtelet, vingt pour emprunter la ligne 1 aux Tuileries. Nous décidons alors de patienter quelques minutes, le temps que le pont se vide et que les premiers métros ramènent le public chez lui.


Après cinq minutes de marche et un drapeau tricolore égaré, puis récupéré sur le trottoir de la rue de Rivoli, nous parvenons au pied de l’immeuble. Nous appréhendons la montée des quatre étages pour rejoindre l’appartement.


Retour à Châtelet

Sur le retour vers Champs-Élysées Clémenceau, notre groupe se coupe involontairement en deux. Nous parvenons à nous rejoindre devant l’entrée du Grand Palais. Nous approchons un peu plus tard de la bouche de métro. À notre surprise la station est moins bondée que ce que nous avions pensé. En quelques minutes les quelques personnes que nous avons attendues viennent rejoindre la troupe ColdplayFrance du 14 juillet. Derrière nous, la porte de sortie se transforme en porte d’entrée. Au compte-goutte, certains décident de passer par la sortie pour rejoindre les deux quais. Vu le monde, armés de nos tickets et pass Navigo nous fraudons nous aussi pour gagner du temps. Nous parvenons à prendre le deuxième métro s’arrêtant devant nous. Tassés dans la rame, pleine en ce soir de fête nationale, nous descendons au fur et à mesure des stations. Avec Fiona, Céline et Julien nous quittons la ligne 1 à Châtelet, par la même sortie que le matin.

Après cinq minutes de marche et un drapeau tricolore égaré, puis récupéré sur le trottoir de la rue de Rivoli, nous parvenons au pied de l’immeuble. Nous appréhendons la montée des quatre étages pour rejoindre l’appartement. Mais les jambes suivent et nous rentrons dans le logement après minuit et demi. Tout de suite nous prenons la décision de nous lever à 6 heures le lendemain, « et nous partirons quand nous serons prêts ». À tour de rôle nous passons sous la douche. Le trio restant dehors prépare les affaires pour le lendemain. Le strict nécessaire est placé dans le sac. En premier, le billet. Puis les protections contre le soleil. Enfin, les sandwichs sont rangés au frigo, tout comme les bouteilles d’eau. Les vêtements pour le lendemain sont aussi sortis. Tout est prêt, la nuit sera courte et la journée de demain longue, mais magique. Neuf mois d’attente, et nous éteignons une dernière fois les lumières. Coldplay et le Stade de France, à demain.