Coldplay redevient “Magique” au Stade de France

Coldplay a fait escale à Paris pour quatre jours à l’occasion du Music of the Spheres World Tour les 16, 17, 19 et 20 juillet 2022. Quatre concerts devant plus de 300.000 personnes, dont voici le récit du premier soir par Benji, ancien membre de l’équipe ColdplayFrance qui nous a fait le plaisir de rédiger cette review.

Aller voir Coldplay est une expérience unique, quelque chose à faire au moins une fois dans sa vie. Le faire plusieurs fois est une chance, quand il s’agit d’un troisième concert, on peut presque commencer à parler d’habitude. Mais que vous soyez au premier ou au centième, le réveil se passe toujours de la même manière. Excitation, joie, sûrement du stress et déjà de l’adrénaline. Lorsque vous êtes fan et que vous faites découvrir à la personne avec qui vous partagez votre vie son tout premier concert, vous réalisez la chance qu’elle a de le faire en ce 16 juillet 2022. Cinq ans et un jour après, il est 6h du matin et Charlie Brown nous sert de réveil. Il faut bien se mettre dans l’ambiance. Cinq ans et un jour après, on remet la tenue, les chaussures et évidemment on prend la route du Stade de France avec le drapeau du pays dans le sac, celui qui a vu la barrière de Wembley, la rencontre du 14 juillet 2017, le concert du lendemain, et tant de choses…

Depuis cinq ans, j’ai eu l’occasion de passer pas mal de fois sur l’A86 ou l’A1 devant ce Stade si particulier à mes yeux, mais qui m’a semblé parfois si indifférent. Le temps ou l’habitude, très certainement. Mais en ce samedi d’été déjà chaud au matin, l’émotion est déjà présente. Mélange étrange de souvenirs du passé lointain et d’excitation d’un futur proche. Depuis la fin d’année 2017 et pour de nombreuses raisons, Coldplay n’est pas sorti de ma vie, mais disons que le feu qui m’habitait s’était transformé en flamme quasi consumée. Il est 8h du matin et je sens déjà qu’une fois la nuit tombée, cette bougie va s’embraser.

Une demi-heure plus tard et cinq ans après, ayant quitté l’équipe fin 2017, je retrouve les anciens, ceux qui font partie de l’équipe ColdplayFrance. Je ne leur dis pas, mais une forme de tristesse s’empare de moi lorsqu’ils partent faire une photo de groupe. « Tu es triste de ne pas être sur la photo ? » me demande ma (future) femme. Je ne réponds pas, les larmes montent jusqu’à ce que je sois convié à venir. Et déjà, l’envie de reprendre du service revient, celle d’écrire aussi. Fin de la parenthèse personnelle et trop longue car oui Julien, Fiona, Guillaume, Isa, Yoann et les autres, vous m’avez manqué, et j’avais besoin de vous l’écrire. Coldplay a cette force de nous réunir.

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Aller voir Coldplay est une expérience unique, quelque chose à faire au moins une fois dans sa vie. Le faire plusieurs fois est une chance, quand il s’agit d’un troisième concert, on peut presque commencer à parler d’habitude. Mais que vous soyez au premier ou au centième, le réveil se passe toujours de la même manière. Excitation, joie, sûrement du stress et déjà de l’adrénaline. Lorsque vous êtes fan et que vous faites découvrir à la personne avec qui vous partagez votre vie son tout premier concert, vous réalisez la chance qu’elle a de le faire en ce 16 juillet 2022. Cinq ans et un jour après, il est 6h du matin et Charlie Brown nous sert de réveil. Il faut bien se mettre dans l’ambiance. Cinq ans et un jour après, on remet la tenue, les chaussures et évidemment on prend la route du Stade de France avec le drapeau du pays dans le sac, celui qui a vu la barrière de Wembley, la rencontre du 14 juillet 2017, le concert du lendemain, et tant de choses…

Depuis cinq ans, j’ai eu l’occasion de passer pas mal de fois sur l’A86 ou l’A1 devant ce Stade si particulier à mes yeux, mais qui m’a semblé parfois si indifférent. Le temps ou l’habitude, très certainement. Mais en ce samedi d’été déjà chaud au matin, l’émotion est déjà présente. Mélange étrange de souvenirs du passé lointain et d’excitation d’un futur proche. Depuis la fin d’année 2017 et pour de nombreuses raisons, Coldplay n’est pas sorti de ma vie, mais disons que le feu qui m’habitait s’était transformé en flamme quasi consumée. Il est 8h du matin et je sens déjà qu’une fois la nuit tombée, cette bougie va s’embraser.

Une demi-heure plus tard et cinq ans après, ayant quitté l’équipe fin 2017, je retrouve les anciens, ceux qui font partie de l’équipe ColdplayFrance. Je ne leur dis pas, mais une forme de tristesse s’empare de moi lorsqu’ils partent faire une photo de groupe. « Tu es triste de ne pas être sur la photo ? » me demande ma (future) femme. Je ne réponds pas, les larmes montent jusqu’à ce que je sois convié à venir. Et déjà, l’envie de reprendre du service revient, celle d’écrire aussi. Fin de la parenthèse personnelle et trop longue car oui Julien, Fiona, Guillaume, Isa, Yoann et les autres, vous m’avez manqué, et j’avais besoin de vous l’écrire. Coldplay a cette force de nous réunir.

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Bracelets jaunes et cœurs en papier

S’ensuit une longue journée, heureusement isolés du soleil avec l’équipe et quelques 200 ou 300 fans aux bracelets jaunes, qui entreront après les Early Entry et avant le grand public de la fosse « normale », remerciement de l’équipe de Coldplay pour les lève-tôt. Création de cœurs pour le projet fans, échange avec d’anciennes connaissances, puis de nouvelles, découverte du merchandising 2022, surchauffe de la carte bancaire et du bitume. Et l’excitation puis le stress qui monte. Car oui, une journée au Stade de France sans un couac dans l’organisation, ce n’est pas une véritable journée du Stade de France. Entasser près de 300 personnes (à vue d’œil) sous le pont, merci encore pour la zone d’ombre, qui souhaitent tous être devant à l’entrée du stade… Comment penses-tu que cela va se finir cher lecteur ou lectrice ? Le premier mot qui me vient commence par bor et termine par del.

Il est 16h passés et avec une heure de retard sur les prévisions nous commençons donc à nous entasser au pied de l’escalier, les retardataires du rendez-vous se plaçant dans l’escalier même, bloquant ceux ayant respecté le deal de l’organisation. Evidemment, les esprits s’échauffent, l’agacement monte, surtout avec le manque d’informations. Peu avant 16h30 et deux malaises plus tard, nous montons enfin vers la Porte N qui ne devait pas être utilisée. Une rumeur circulera comme quoi la clé de la grille a été oubliée, la porte n’étant pas prévue d’être utilisée au départ. J’espère cette rumeur fausse. Concernant les malaises, les escaliers étant bloqués, les secours ont mis du temps à arriver. Rien de grave au final rassurez-vous.

Recharger les batteries

Bientôt 17h et nous entrons enfin dans le stade, en haut d’un autre escalier, mais celui-ci menant à la scène. Étrangement, assez peu d’émotion à cet instant, nous réfléchissons à la place à prendre dans la fosse. Côté Jonny, Guy, près de la scène principale, au milieu, près de la B stage ? Nous finirons vers le dixième rang, en bas de la descente menant à l’avancée. Et encore une fois à l’ombre. Une pensée à ceux ayant résistés au soleil et à la canicule, je pense que vous êtes malheureusement prêts pour les années et décennies qui vont suivre, sauf si on arrive à changer les choses. Dans cette optique, Coldplay a conçu des systèmes de recharge de batterie grâce à des vélos et deux scènes cinétiques permettant de récupérer l’énergie fournie par les fans en électricité. En gros, le même système qu’une voiture hybride, mais là c’est moins cher et pas besoin de vignette pour rouler sur le périphérique.

Enfin, arrive le moment de se poser et d’observer. Ce stade, si grand, cette fosse dont nous n’imaginons pas la fin, cette scène toujours aussi belle… Même si, les guirlandes colorées présentes en 2017 donnait un visage plus joyeux à ce décor si impressionnant. Curieusement, l’impression que le temps s’est comprimé (pas les produits vendus en pharmacie), et que le concert de 2017 ne remonte qu’à quelques mois. Et pourtant, tant de choses se sont passées depuis. Assise, celle qui partage ma vie, entourée du drapeau « Love » découvre l’attente d’un concert. Je vois en elle le Benji de 2016 qui vécu son premier concert : un mélange d’excitation et de stress de découvrir ce qu’il va se passer dans quelques heures. D’ailleurs, une jeune femme versa de nombreuses larmes lors de son arrivée dans la fosse. Oui, la prise de conscience d’être pour la première fois au concert de son groupe préféré peut être violente. Mais qu’est-ce que c’est beau.

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Recharger les batteries

Bientôt 17h et nous entrons enfin dans le stade, en haut d’un autre escalier, mais celui-ci menant à la scène. Étrangement, assez peu d’émotion à cet instant, nous réfléchissons à la place à prendre dans la fosse. Côté Jonny, Guy, près de la scène principale, au milieu, près de la B stage ? Nous finirons vers le dixième rang, en bas de la descente menant à l’avancée. Et encore une fois à l’ombre. Une pensée à ceux ayant résistés au soleil et à la canicule, je pense que vous êtes malheureusement prêts pour les années et décennies qui vont suivre, sauf si on arrive à changer les choses. Dans cette optique, Coldplay a conçu des systèmes de recharge de batterie grâce à des vélos et deux scènes cinétiques permettant de récupérer l’énergie fournie par les fans en électricité. En gros, le même système qu’une voiture hybride, mais là c’est moins cher et pas besoin de vignette pour rouler sur le périphérique.

Enfin, arrive le moment de se poser et d’observer. Ce stade, si grand, cette fosse dont nous n’imaginons pas la fin, cette scène toujours aussi belle… Même si, les guirlandes colorées présentes en 2017 donnait un visage plus joyeux à ce décor si impressionnant. Curieusement, l’impression que le temps s’est comprimé (pas les produits vendus en pharmacie), et que le concert de 2017 ne remonte qu’à quelques mois. Et pourtant, tant de choses se sont passées depuis. Assise, celle qui partage ma vie, entourée du drapeau « Love » découvre l’attente d’un concert. Je vois en elle le Benji de 2016 qui vécu son premier concert : un mélange d’excitation et de stress de découvrir ce qu’il va se passer dans quelques heures. D’ailleurs, une jeune femme versa de nombreuses larmes lors de son arrivée dans la fosse. Oui, la prise de conscience d’être pour la première fois au concert de son groupe préféré peut être violente. Mais qu’est-ce que c’est beau.

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Fraîcheur française et nonchalance américaine

Comme à chaque concert, la première partie est comme l’apéritif dans un repas : on s’ouvre l’estomac avant le plat principal, et le dessert, très important le dessert. Pour cette première date, nous avons l’occasion de découvrir Gaumar, une jeune chanteuse française, qui donnera toute son énergie pour se faire connaître devant un stade qui se remplit à vue d’œil. Elle nous présentera « À ta manière », son nouveau single, avec des dizaines de photos de membres du public, avec leur frère et sœurs lorsqu’ils étaient enfants. Un style assez joyeux et dynamique, mais comme toute première partie, une mayonnaise difficile à prendre dans un stade. Mais sa fraîcheur et son dynamisme ont fait du bien. Pour ceux ne l’ayant pas écouté, allez brancher vos écouteurs sur ces chansons. Et en plus elle a l’air sympa.

Le premier souvenir de H.E.R. qui suivra ? Une certaine nonchalance américaine, un style agréable mais qui n’a pas sa place dans un stade, un playback plutôt bien masqué et un set (beaucoup) trop long. On retiendra aussi la voix incroyable d’un de ses chanteurs âgé de 17 ans. Une sorte de R&B moderne, sur lequel on accroche sur des beaux riffs de guitare avant de décrocher tel un cycliste qui n’arrive pas à suivre le rythme dans un col du Tour de France. Beaucoup diront que je suis mauvaise langue, c’est vrai, peut-être même que j’entends « vas-y alors et fais mieux », et je ferai l’autruche. Mais en tant que spectateur et observateur, constater que le public s’enflamme sur deux reprises « I Love Rock ‘n’ Roll » et « We Will Rock You » est presque gênant pour elle, même si elles étaient franchement réussies. Faire des reprises de qualité demande tout de même du talent. Cependant, partir sur un « I love Paris » est vu et revu, franchement un « I love cannelés de Bordeaux » aurait eu plus d’originalité. Mais au moins, ces deux reprises ont eu le mérite de nous lancer vers ce que l’on attendait tous depuis des années.

Puissance supérieure

Le soleil n’est pas encore totalement couché lorsque le décor de l’album est projeté sur les écrans de la scène. La musique du film E.T est jouée sur les enceintes du stade. Le public crie. Nous y sommes. La frénésie monte, cette excitation envahit plusieurs milliers de personnes. Le groupe arrive, longe l’avancée et passe sous celle-ci, avant de sortir un par un aux abords de la B-stage. « Enfin vous revoilà » me dis-je. Will s’installe derrière sa batterie, Jonny attrape sa guitare et regarde la foule et pour être honnête, je ne fais pas attention à Guy. Mon regard se tourne vers Chris pour le début de Higher Power, chanson d’ouverture de cette bagnole. Energique, entrainante, ce titre inaugure ce concert qui va durer un peu plus de 2h, et déjà de magnifiques feu d’artifices et une pluie de confettis s’abat sur nous. Comme à son habitude et malgré le passage de la quarantaine, Chris est ultra dynamique et surtout, on le sent heureux de reprendre possession de ce lieu.

Pas le temps de se reposer, ce début de concert ne donne pas de répit et les tubes vont s’enchaîner. Adventure of a Lifetime et son riff qu’on ne présente plus, ses dizaines de ballons dans la fosse, ses singes casqués prêts à embarquer dans l’espace. Aucun détail n’est négligé, force des spectacles de Coldplay et énorme point fort de ce show version 2022. Comme en 2017, Chris nous fait nous accroupir dans le stade avant la reprise de fin de chanson. Même nous, dans la fosse, n’arrivons pas à prendre notre souffle, on est cloués par ce début de concert. Il n’y a eu que deux chansons… Un tube devenu un classique : Paradise. Le public reprend le refrain, sur l’écran à l’arrière de la scène, un voyage coloré aux confins de l’univers, celui de Coldplay. Trois chansons et déjà deux des plus gros tubes de la décennie précédente ont déjà été jouées.

Puis un classique de Coldplay, une intro à la guitare et des centaines de bras en l’air. Charlie Brown, LA chanson des Xylobands qui sera malheureusement gâchée par le manque d’obscurité. À un quart d’heure près le rendu aurait été tellement différent… Peut-être le seul point noir de ce concert. Chris ne s’attarde pas sur le levé de bras sur le temps calme de la chanson, ce n’est pas un hasard. Mais on transpire déjà, tout le monde danse, ce groupe nous a manqué. Ces instants rares sont par définition exceptionnels. Mais que serait un concert de Coldplay sans romantisme ? Chris enchaîne avec The Scientist, la frénésie est remplacée par un mélange de nostalgie et de chagrin. Le côté « cold » de Coldplay est présent, et il fait presque du bien après ce premier quart d’heure incroyable. Le stade reprend toute la chanson vieille de 20 ans. Ce genre de moments permet de se rendre compte de la puissance d’un titre dans la carrière d’un groupe.

Puissance supérieure

Le soleil n’est pas encore totalement couché lorsque le décor de l’album est projeté sur les écrans de la scène. La musique du film E.T est jouée sur les enceintes du stade. Le public crie. Nous y sommes. La frénésie monte, cette excitation envahit plusieurs milliers de personnes. Le groupe arrive, longe l’avancée et passe sous celle-ci, avant de sortir un par un aux abords de la B-stage. « Enfin vous revoilà » me dis-je. Will s’installe derrière sa batterie, Jonny attrape sa guitare et regarde la foule et pour être honnête, je ne fais pas attention à Guy. Mon regard se tourne vers Chris pour le début de Higher Power, chanson d’ouverture de cette bagnole. Energique, entrainante, ce titre inaugure ce concert qui va durer un peu plus de 2h, et déjà de magnifiques feu d’artifices et une pluie de confettis s’abat sur nous. Comme à son habitude et malgré le passage de la quarantaine, Chris est ultra dynamique et surtout, on le sent heureux de reprendre possession de ce lieu.

Pas le temps de se reposer, ce début de concert ne donne pas de répit et les tubes vont s’enchaîner. Adventure of a Lifetime et son riff qu’on ne présente plus, ses dizaines de ballons dans la fosse, ses singes casqués prêts à embarquer dans l’espace. Aucun détail n’est négligé, force des spectacles de Coldplay et énorme point fort de ce show version 2022. Comme en 2017, Chris nous fait nous accroupir dans le stade avant la reprise de fin de chanson. Même nous, dans la fosse, n’arrivons pas à prendre notre souffle, on est cloués par ce début de concert. Il n’y a eu que deux chansons… Un tube devenu un classique : Paradise. Le public reprend le refrain, sur l’écran à l’arrière de la scène, un voyage coloré aux confins de l’univers, celui de Coldplay. Trois chansons et déjà deux des plus gros tubes de la décennie précédente ont déjà été jouées.

Puis un classique de Coldplay, une intro à la guitare et des centaines de bras en l’air. Charlie Brown, LA chanson des Xylobands qui sera malheureusement gâchée par le manque d’obscurité. À un quart d’heure près le rendu aurait été tellement différent… Peut-être le seul point noir de ce concert. Chris ne s’attarde pas sur le levé de bras sur le temps calme de la chanson, ce n’est pas un hasard. Mais on transpire déjà, tout le monde danse, ce groupe nous a manqué. Ces instants rares sont par définition exceptionnels. Mais que serait un concert de Coldplay sans romantisme ? Chris enchaîne avec The Scientist, la frénésie est remplacée par un mélange de nostalgie et de chagrin. Le côté « cold » de Coldplay est présent, et il fait presque du bien après ce premier quart d’heure incroyable. Le stade reprend toute la chanson vieille de 20 ans. Ce genre de moments permet de se rendre compte de la puissance d’un titre dans la carrière d’un groupe.

Retour 20 ans en arrière

Les quatre se lèvent, la nuit est tombée, le bon moment pour jouer Charlie Bro… Ah merde déjà fait. Pas grave, le lien le plus fort entre Coldplay et la France va se présenter devant nous, sur la B-stage au milieu de cette foule de 80 000 personnes. Un effet visuel de notre drapeau apparaît et les premières notes de Viva La Vida sont jouées. Quatre minutes de communion, un chœur reprit une fois de plus, enfin trois fois pour être exact. La puissance de celui-ci est toujours aussi incroyable. Peut-être l’hymne du groupe. Ce n’est même pas peut-être d’ailleurs. S’ensuit Hymn for the Weekend, ses flammes sur le refrain et son rideau de confettis à la fin de la chanson. Un réchauffé pour ceux présents cinq ans plus tôt, mais une recette toujours aussi belles visuellement.

H.E.R. rejoint ensuite Chris pour interpréter Let Somebody Go avec un très beau riff de guitare à la fin. L’habillage du stade avec les xylobands vêtus de bleu donne un autre aperçu de la chanson. Et comme beaucoup de chansons de Coldplay depuis dix ans, leur version live permet des les apprécier à leur juste valeur. Un titre qui paraît fade sur un disque prend véritablement vie en concert. La suite, comment dire… Quelques jours après je n’ai pas les mots pour décrire. Politik puis In My Place en concert, en 2022, c’est juste incroyable. La présence de Politik est certainement expliquée par la guerre en Ukraine, dont Chris arbore les couleurs du pays avec des bracelets au poignet. Une chanson sombre, presque simple, un solo de piano qui donne des frissons et une batterie qui résonne encore dans les oreilles. Un moment fort de ce concert. Au total, quatre chansons de A Rush of Blood to the Head ont été jouées, il s’agit l’album le plus représenté après Music of the Spheres. Dire qu’il a 20 ans…

Les bracelets s’allument en jaune avant le début d’un autre classique : Yellow. Une partie old school de ce concert, comme une parenthèse dans le temps. Un rendez-vous entre le passé et le présent. Puis un lever de soleil est présenté sur l’écran de la scène et Sunrise est jouée en bande son. Malheureusement, ce sera la seule chanson d’Everyday Life qui sera présentée à Paris. Pas de Orphans, pas de Champion of the World, rien. Un album oublié, certes difficile à jouer en concert, mais pas impossible. Cette impression d’album parenthèse dans la carrière de Coldplay est assumée, et c’est dommage. On arrive vers le milieu du concert et la deuxième chanson de Music of the Spheres est jouée : Humanheart. Cinq cœurs sont dessinés dans la tribune avec les xylobands. Un rendu magnifique, une pause visuelle émouvante, comme un arrêt sur image.

Parenthèse très rock

On rentre ensuite dans une partie rock de cette soirée avec People of the Pride et Clocks, ses batteries et guitares assourdissantes, ses lasers traversant le stade… La tempête après le calme. Deux titres qui s’épousent très bien en concert, une suite logique et naturelle. People of the Pride est un titre très rock, lourd, qui manquait dans le répertoire de Coldplay depuis de très (trop ?) longues années. Un OVNI dans un ciel d’albums pop et colorés, avec des disques plus so(m)bres à l’image de Ghost Stories et Everyday Life. Un vrai plaisir en concert. Le groupe ressort de la scène, plongée dans le noir, et ressort avec des casques colorés pour interpréter  Infinity Sign puis Something Just Like This. Chris Martin, voulant intégrer les sourds et malentendants dans sa musique, ne la chante pas avec sa voix mais avec ses mains en langue des signes. Une langue universelle, qui pose une question indirecte : ne devrait-elle pas être connue de tous pour pouvoir s’exprimer avec n’importe quelle personne sur Terre ? Là est aussi une des grandes qualités de Coldplay : l’ouverture de sa musique au plus grand nombre. Les engagements, un des grands symboles de cette tournée 2022.

En transition, le groupe présente un remix de Midnight avant de poursuivre sur My Universe, le gros tube de cet album. Le public reprend le titre, les bracelets brillent dans la nuit parisienne, Chris chante à pleins poumons. Et nous aussi. A Sky Full of Stars suit, enfin pas totalement. Chris s’arrête avant le premier refrain. Certains pensent à un problème technique. Haha. Il demande au public de couper et ranger leurs téléphones, de passer cinq minutes en communion totale, en union même, avec le groupe et de brandir leurs poignets pour illuminer Paris et de sauter pour provoquer un mini tremblement de terre.

Le groupe part ensuite en direction de la C-stage, traverse la foule et débute cette session acoustique par Sparks, chanson de leur tout premier album, sorti 22 ans plus tôt. Une rareté que l’on savoure pleinement, de quoi faire découvrir leurs débuts aux plus jeunes fans. Dont une très très jeune qui fête son anniversaire sur le petit piano de Coldplay. Le public chantera pour elle « Joyeux anniversaire ». Puis Chris enchaîne sur Magic, enfin… Plutôt Magique car le texte a été repensé et chanté en français, toujours « de merde » d’après le chanteur. Un privilège, une originalité, un instant précieux et émouvant mais qui sonne comme le début de la fin du spectacle.

Parenthèse très rock

On rentre ensuite dans une partie rock de cette soirée avec People of the Pride et Clocks, ses batteries et guitares assourdissantes, ses lasers traversant le stade… La tempête après le calme. Deux titres qui s’épousent très bien en concert, une suite logique et naturelle. People of the Pride est un titre très rock, lourd, qui manquait dans le répertoire de Coldplay depuis de très (trop ?) longues années. Un OVNI dans un ciel d’albums pop et colorés, avec des disques plus so(m)bres à l’image de Ghost Stories et Everyday Life. Un vrai plaisir en concert. Le groupe ressort de la scène, plongée dans le noir, et ressort avec des casques colorés pour interpréter  Infinity Sign puis Something Just Like This. Chris Martin, voulant intégrer les sourds et malentendants dans sa musique, ne la chante pas avec sa voix mais avec ses mains en langue des signes. Une langue universelle, qui pose une question indirecte : ne devrait-elle pas être connue de tous pour pouvoir s’exprimer avec n’importe quelle personne sur Terre ? Là est aussi une des grandes qualités de Coldplay : l’ouverture de sa musique au plus grand nombre. Les engagements, un des grands symboles de cette tournée 2022.

En transition, le groupe présente un remix de Midnight avant de poursuivre sur My Universe, le gros tube de cet album. Le public reprend le titre, les bracelets brillent dans la nuit parisienne, Chris chante à pleins poumons. Et nous aussi. A Sky Full of Stars suit, enfin pas totalement. Chris s’arrête avant le premier refrain. Certains pensent à un problème technique. Haha. Il demande au public de couper et ranger leurs téléphones, de passer cinq minutes en communion totale, en union même, avec le groupe et de brandir leurs poignets pour illuminer Paris et de sauter pour provoquer un mini tremblement de terre.

Le groupe part ensuite en direction de la C-stage, traverse la foule et débute cette session acoustique par Sparks, chanson de leur tout premier album, sorti 22 ans plus tôt. Une rareté que l’on savoure pleinement, de quoi faire découvrir leurs débuts aux plus jeunes fans. Dont une très très jeune qui fête son anniversaire sur le petit piano de Coldplay. Le public chantera pour elle « Joyeux anniversaire ». Puis Chris enchaîne sur Magic, enfin… Plutôt Magique car le texte a été repensé et chanté en français, toujours « de merde » d’après le chanteur. Un privilège, une originalité, un instant précieux et émouvant mais qui sonne comme le début de la fin du spectacle.

Un final (quasi) en apothéose

Retour sur la scène principale. Chris prend sa guitare et commence à interpréter seul Humankind avec le public puis chante et joue avec nous. Un moment spectaculaire avec les bracelets, les feux d’artifice, les confettis… Un des plus beaux moments d’émotion de cette soirée ensuite avec Fix You, avant dernière chanson du concert. Le public donne tout ce qu’il lui reste et Chris aussi, où on sent la fatigue et la chaleur qui pèse sur lui et le groupe. Coldplay clôt le spectacle sur Biutyful, avec un feu d’artifice magnifique, une émotion dingue. Les larmes me montent, cette petite flamme qui sommeillait depuis des années s’est ravivée en à peine deux heures. Ce moment partagé avec 80 000 personnes restera gravé à jamais. Une setlist quasi parfaite, même si l’absence de Coloratura est dommageable, elle aurait été une chanson de fin parfaite étant un chef d’œuvre de répertoire de Coldplay.

Vient enfin le moment tant redouté, celui où le groupe part, nous laissant dans l’euphorie. Deux heures de concert magique, nous transportant loin des soucis du quotidien et des problèmes actuels touchant notre planète. Deux heures de déconnexion avec l’extérieur et de connexion avec quatre musiciens de grand talent sur scène et en dehors. Deux heures d’émotion, de joie, de partage, d’échange. Deux heures qui pourraient durer une éternité mais qui passent si vite. Le départ du stade est un moment difficile, impossible de ne pas se retourner pour regarder les premiers souvenirs, gravés à jamais. Le retour sur Terre sera compliqué, l’envie des les revoir vient déjà l’esprit. Qui a envie d’attendre cinq ans pour se retrouver avec eux ?

Vient enfin le moment tant redouté, celui où le groupe part, nous laissant dans l’euphorie. Deux heures de concert magique, nous transportant loin des soucis du quotidien et des problèmes actuels touchant notre planète. Deux heures de déconnexion avec l’extérieur et de connexion avec quatre musiciens de grand talent sur scène et en dehors. Deux heures d’émotion, de joie, de partage, d’échange. Deux heures qui pourraient durer une éternité mais qui passent si vite. Le départ du stade est un moment difficile, impossible de ne pas se retourner pour regarder les premiers souvenirs, gravés à jamais. Le retour sur Terre sera compliqué, l’envie des les revoir vient déjà l’esprit. Qui a envie d’attendre cinq ans pour se retrouver avec eux ?

Crédits Photo : ColdplayFrance

Un grand merci à Benjamin pour son article !